01

intéressante pour les femmes

Longtemps, les sports de combat ont été perçus comme des univers essentiellement masculins.

Cette image évolue rapidement. De plus en plus de femmes découvrent aujourd’hui le Jiu-jitsu Brésilien (JJB), que ce soit pour pratiquer une activité physique, apprendre à se défendre, gagner en confiance ou simplement découvrir un sport différent.

Le JJB possède une particularité qui explique en partie cet intérêt : la technique, le placement et

les leviers y occupent une place centrale. La force physique reste évidemment un avantage,

comme dans tout sport de combat, mais elle n’est pas la seule réponse.

Pour une pratiquante, apprendre à gérer une différence de poids, de puissance ou d’allonge fait même partie intégrante de l’apprentissage.

Une discipline où la technique permet de réduire les

différences physiques

L’un des principes fondamentaux du Jiu-jitsu Brésilien consiste à utiliser intelligemment la mécanique du corps.

Plutôt que d’opposer directement sa force à celle de son partenaire, on apprend à utiliser :

  • le placement ;
  • les leviers ;
  • le déséquilibre ;
  • les angles ;
  • le contrôle du centre de gravité ;
  • le timing ;
  • la mobilité.

Cela ne signifie pas qu’une personne plus petite ou moins forte peut systématiquement dominer quelqu’un de beaucoup plus puissant. Le poids, la force, l’expérience et les qualités athlétiques comptent.

Mais le JJB donne des outils permettant de mieux gérer ces différences.

Et c’est précisément ce qui rend son apprentissage particulièrement intéressant.

Apprendre à être à l’aise dans des situations

inconfortables

Le JJB possède également une caractéristique assez rare : il permet de travailler régulièrement sous une opposition réelle mais contrôlée.

Pendant les phases de sparring, le partenaire cherche réellement à contrôler, renverser ou soumettre.

La pratiquante apprend donc progressivement à rester lucide lorsqu’elle se trouve :

  • sous la pression d’un adversaire ;
  • immobilisée ;
  • déséquilibrée ;
  • dans une position défavorable ;
  • confrontée à quelqu’un de plus lourd.

Au début, ces situations peuvent être déstabilisantes.

Avec l’expérience, elles deviennent des problèmes techniques à résoudre.

Cette évolution est l’un des aspects les plus intéressants du Jiu-jitsu : on apprend à ne plus paniquer simplement parce qu’une situation devient inconfortable.

Le JJB peut-il améliorer la confiance en soi ?

La confiance développée par le Jiu-jitsu est particulière parce qu’elle ne repose pas uniquement sur un discours.

Elle vient de l’expérience.

Réussir sa première sortie de position.

Comprendre comment contrôler quelqu’un de plus lourd.

Tenir plusieurs minutes de combat.

Réussir une technique travaillée pendant plusieurs semaines.

Accepter de perdre puis recommencer.

Ces petites étapes construisent progressivement une confiance fondée sur des compétences réellement acquises.

Il ne s’agit donc pas de se sentir invincible.

Au contraire.

La pratique permet de prendre conscience de ses capacités mais également de ses limites.

Cette forme de confiance est souvent beaucoup plus intéressante.

Le Jiu-jitsu Brésilien est-il efficace pour la self-

défense ?

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles certaines femmes commencent le JJB.

Et il faut être précis sur ce sujet.

Aucun art martial ne garantit de pouvoir se défendre dans toutes les situations. Une agression réelle comporte des variables impossibles à reproduire complètement dans une salle : surprise, environnement, différence physique importante, présence éventuelle de plusieurs personnes ou d’une arme.

La priorité reste toujours d’éviter le danger et de pouvoir s’en éloigner.

Cependant, le Jiu-jitsu permet d’acquérir des compétences concrètes particulièrement intéressantes lorsqu’un contact physique a déjà lieu.

Une pratiquante apprend notamment à :

  • protéger certaines positions ;
  • créer de l’espace ;
  • contrôler une personne ;
  • se dégager d’une saisie ;
  • gérer quelqu’un situé au-dessus d’elle ;
  • utiliser ses jambes pour maintenir une distance ;
  • se relever de manière plus sûre.

Surtout, ces techniques peuvent être testées régulièrement face à des partenaires qui offrent une véritable résistance.

C’est un élément essentiel de l’apprentissage.

Faut-il être sportive pour commencer ? Non.

Il n’est pas nécessaire d’être particulièrement forte, souple ou endurante avant de commencer le JJB.

Ces qualités se développent progressivement avec la pratique.

Un entraînement régulier sollicite notamment :

  • le cardio ;
  • la coordination ;
  • la mobilité ;
  • le gainage ;
  • la force fonctionnelle ;
  • l’équilibre ;
  • la proprioception.

Et contrairement à certaines activités physiques répétitives, l’effort est constamment associé à une réflexion technique.

On ne cherche pas simplement à effectuer davantage de mouvements : on cherche à effectuer de meilleurs mouvements.

Peut-on commencer le JJB à 30, 40 ou 50 ans ? Oui.

Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir commencé enfant pour pratiquer le Jiu-jitsu Brésilien.

L’objectif doit simplement être adapté à la personne.

Une pratiquante de 40 ans qui souhaite s’entraîner deux fois par semaine pour apprendre et rester en forme n’a évidemment pas les mêmes besoins qu’une compétitrice de 22 ans.

C’est à l’enseignement et à l’intensité des entraînements de tenir compte de ces différences.

La compétition constitue une possibilité, jamais une obligation.

Est-ce gênant de s’entraîner avec des

hommes ?

C’est une question parfaitement légitime lorsqu’on découvre le JJB.

Dans beaucoup de clubs, hommes et femmes s’entraînent ensemble, notamment parce que les

effectifs féminins restent souvent moins importants.

Cela peut même présenter un intérêt technique : travailler avec différents poids, morphologies et styles oblige à adapter son Jiu-jitsu.

Mais une pratiquante doit également pouvoir choisir ses partenaires et poser ses limites.

Un bon environnement d’entraînement repose sur le respect, la confiance et la capacité des

pratiquants expérimentés à adapter leur intensité.

Personne ne devrait avoir à accepter un partenaire ou une intensité de combat avec lesquels il ou elle ne se sent pas à l’aise.

Pourquoi davantage de femmes changent aussi

l’ambiance d’un club

Développer la pratique féminine ne consiste pas simplement à augmenter le nombre de femmes inscrites.

Cela contribue à créer une académie plus diverse.

Différents gabarits et différentes manières de pratiquer obligent chacun à développer davantage de contrôle et à adapter son intensité.

Une salle dans laquelle débutants, pratiquants expérimentés, femmes et hommes peuvent réellement travailler ensemble est généralement une salle où la qualité du partenaire compte autant que sa performance individuelle.

C’est cette culture que nous souhaitons développer chez Strongbear BJJ & Grappling.

Et le Grappling et le MMA ?

Une femme qui commence le JJB n’est évidemment pas obligée de pratiquer le Grappling ou le MMA.

Mais ces disciplines peuvent devenir des prolongements particulièrement intéressants.

Le JJB permet de construire une base technique importante autour des positions, du contrôle et des soumissions avec kimono.

Le Grappling permet de retrouver ces principes sans les saisies du kimono, avec davantage de mobilité et des contrôles différents.

Le MMA ajoute progressivement la gestion des distances, des phases debout et de la percussion.

Chez Strongbear, l’abonnement adulte donne accès aux trois disciplines. Une pratiquante peut donc commencer par celle avec laquelle elle se sent le plus à l’aise, développer progressivement une discipline dominante, puis découvrir les autres si elle le souhaite.

Les femmes doivent-elles avoir des cours

exclusivement féminins ? Pas nécessairement.

Des cours féminins peuvent être intéressants pour faciliter une première découverte ou créer une dynamique de groupe. Mais ils ne devraient pas être la seule manière d’intégrer les femmes à une académie.

L’objectif à long terme est plutôt de créer une culture d’entraînement dans laquelle une femme se sent aussi légitime sur le tatami qu’un homme.

Cela passe par la qualité de l’encadrement, le comportement des partenaires, la maîtrise de l’intensité et l’ambiance générale du club.

FAQ

Je n’ai jamais pratiqué de sport de combat. Puis-je commencer ?

Oui. Le JJB peut être commencé sans aucune expérience préalable.

Vais-je devoir combattre des hommes dès mon premier cours ?

L’organisation dépend du cours et du club. V ous devez toujours pouvoir signaler à l’enseignant si vous n’êtes pas à l’aise avec un partenaire ou une situation.

Est-ce que je risque de me faire mal ?

Le risque zéro n’existe dans aucun sport. Un enseignement progressif, le respect des soumissions et des partenaires adaptés permettent cependant de mieux maîtriser l’intensité de la pratique.

Faut-il être forte physiquement ?

Non. La force est utile, mais le JJB apprend précisément à développer le placement, les leviers et le timing plutôt qu’à compter uniquement sur elle.

Puis-je faire de la compétition ?

Oui, si vous le souhaitez. Mais on peut pratiquer le JJB pendant des années sans jamais participer à une compétition.

Quelle tenue faut-il pour essayer ?

Pour un premier essai, le club peut vous préciser la tenue nécessaire selon le cours. L’équipement spécifique pourra venir ensuite.

Une discipline à découvrir par l’expérience

Il est difficile de comprendre complètement le Jiu-jitsu Brésilien simplement en le regardant.

Il faut ressentir ce que signifie contrôler une position, réussir à sortir d’une situation difficile ou comprendre soudainement pourquoi une technique fonctionne.

Pour les femmes comme pour les hommes, le JJB ne promet pas de devenir invincible.

Il propose quelque chose de beaucoup plus concret : apprendre, expérimenter, développer des compétences et progresser à son rythme.

Chez Strongbear BJJ & Grappling, les femmes peuvent découvrir le Jiu-jitsu Brésilien à Marines dans le même esprit que l’ensemble de nos pratiquants : technique, respect, progression et entraide.

Un cours d’essai peut être réservé directement via Fighty.